Une semaine après son beau succès à la maison face à la grande équipe de Györ (32-31), Metz handball est à un match de se qualifier pour le premier Final Four de son histoire. La rencontre de ce samedi (19 heures) ne sera pas aisée mais ce collectif a déjà montré qu’aucun adversaire ne l’impressionnait, quelque soit son palmarès.
 
Il y a quatre ans jour pour jour, le club présidé par Thierry Weizman se qualifiait pour la finale de la Coupe EHF et s’offrait le droit de disputer pour la première fois une finale européenne. Ce samedi, les Jaune et Bleu se rendent à Györ en comptant un but d’avance et avec comme objectif de revenir en Hongrie dans trois semaines dans la peau d’un des quatre meilleurs clubs continentaux de la saison. Et au vu de la saison que sont en train de réaliser les protégées d’Emmanuel Mayonnade, celui-ci n’est pas une utopie. La victoire acquise dimanche dernier est la troisième face à des équipes habituées au dernier carré et aux matches couperets.
 
Il y a tout d’abord eu les Monténégrines de Buducnost Podgorica puis le Vardar Skopje. Ces deux équipes sont d’ailleurs en bonne position pour rejoindre Budapest après leurs succès respectifs lors de la manche aller (31-17 face à Larvik et 26-28 face à Midtjylland). Le défi pour les Dragonnes sera de rééditer ces performances à l’extérieur, elles qui se sont inclinées de deux unités face aux adversaires précités. Un score qui ne les satisferait pas puisqu’il entraînerait la fin de l’aventure. Mais les Mosellanes ne sont pas passées loin de rapporter des points lors de ces rencontres, notamment en Macédoine où elles ont eu la balle d’égalisation au bout du bras.
 
Nul doute que cette partie dans l’antre de l’un des meilleurs clubs d’Europe de la décennie et la perspective d’une participation à une demi-finale de Ligue des champions va sublimer, s’il en était besoin tout l’équipe jaune et bleue. Emmenée par une Ana Gros sur un nuage, auteure de dix réalisations aux Arènes et élue pour le deuxième mois consécutif meilleure joueuse de LFH et bien gardée par Laura Glauser guidant parfaitement une défense solidaire, cette équipe a les moyens de rivaliser avec des joueuses telles que Nora Mörk ou Anita Görbicz et de vivre ses rêves. Et les encouragements envoyés par les supporters présents dans la salle. Les moins chanceux pourront envoyer leurs ondes positives en regardant Bein Sports 3 (dès 18 h 55) ou en écoutant France Bleu Lorraine Nord (prise d’antenne à 18 h 30). Le coup d’envoi de cette rencontre historique sera donné à 19 heures.
 
Alexandre BUR
 
Photo Thierry Hauuy