Quarante-neuf jours après son dernier match officiel, Metz Handball retrouve la Ligue Butagaz Énergie, ce dimanche 4 janvier (15 h, Handball TV), avec un déplacement en Alsace, pour y retrouver les Piraths de Strasbourg Achenheim Truchtersheim. Un derby particulier, disputé une nouvelle fois au Rhénus de Strasbourg, pour une reprise tant attendue après une longue trêve internationale marquée par le Championnat du monde.

L’attente a été longue, voire interminable pour tous les supporters de Metz Handball. Après près de sept semaines de silence, l’équipe d’Emmanuel Mayonnade sort enfin de l’hibernation. Les Dragonnes ouvrent le bal de 2026 par un derby qui marque la reprise de la Ligue Butagaz Énergie face à Strasbourg Achenheim Truchtersheim.

Le défi de janvier

La coupure hivernale a été dense pour les Messines, dispersées aux quatre coins de l’Europe par le Championnat du monde. Les dynamiques individuelles ont été contrastées, certaines internationales quittant la compétition prématurément comme les Suédoises Johanna Bundsen et Tyra Axnér, d’autres allant quasiment jusqu’au bout et revenant avec une belle médaille comme les Françaises, troisièmes avec panache et Xénia Smits, vice-championne du Monde avec l’Allemagne. Il faut y ajouter, comme toujours en cette période de l’année, la frénésie du mercato de la saison suivante et l’annonce du départ à venir de la capitaine Sarah Bouktit vers Györ ou d’Anne-Emmanuelle Augustine à Dijon. Autant d’éléments à absorber avant d’aborder un mois de janvier chargé, avec pas moins de sept rencontres en trois semaines.

Le SATH en quête de régularité

Avant les chocs européens et nationaux à venir, notamment ceux face à Györ (10 janvier) et Brest (14 janvier), Metz Handball doit d’abord réussir sa remise en route face à son voisin alsacien. Après neuf journées, Strasbourg Achenheim Truchtersheim occupe la 10e place du classement et lutte pour son maintien avec seulement 13 points au compteur. Le bilan comptable, insuffisant, ne résume pas entièrement jusqu’ici la saison du SATH. Celui-ci avait bien lancé son exercice en s’imposant d’entrée face à Sambre Avesnois (28-26). La suite a été plus compliquée. Battues à Besançon (31-22) puis lourdement à Brest (37-19), les Piraths ont également laissé filer des matches plus abordables, notamment à domicile contre Plan-de-Cuques (24-25) et Dijon (22-26). Les déplacements à Saint-Amand (26-23) et Toulon (33-30) ont confirmé les difficultés à tenir sur la durée, avant une défaite face à Chambray (29-22), et un succès de prestige à Nice (29-27), au terme d’une dernière rencontre disputée face à un adversaire du haut de tableau juste avant la trêve des confiseurs. Une performance qui prouve que le collectif d’Anthony Favier a du potentiel et peut taquiner les grosses équipes dans un bon jour. L’irrégularité reste sa principale faiblesse, notamment défensivement. Offensivement, il s’appuie largement sur Margaux Imhof, dixième meilleure buteuse du championnat (47 buts), véritable moteur d’une base arrière parfois dépendante de sa réussite.

Le pari du Rhénus

Pour cette reprise, le club alsacien a choisi de délocaliser la rencontre au Rhénus, espérant s’appuyer sur un public plus large pour créer un contexte favorable. Un choix stratégique déjà expérimenté par le passé, et dont Metz Handball garde le souvenir de rencontres plus accrochées que prévu. Qu’en sera-t-il cette fois alors que les entraînements au complet se comptent sur les doigts d’une main ? Une reprise, surtout dans un derby et dans une grande salle, comporte toujours sa part de pièges. Pour cette première sortie de 2026, le club de Thierry Weizman est prévenu, compte bien l’éviter et être le roi du Grand Est. Épiphanie oblige. Une première couronne locale qui pourrait – on l’espère – en amener d’autres dans les prochains mois…

Arnaud Demmerlé