Après cinquante victoires consécutives en Ligue Butagaz Énergie, Metz Handball a chuté ce mercredi 14 janvier sur le parquet de son meilleur ennemi, le Brest Bretagne Handball (27-23). Une défaite qui permet aux Finistériennes de prendre seules les commandes du championnat. Ce deuxième revers consécutif, quelques jours après celui concédé face à Györ en Ligue des champions, plonge l’équipe d’Emmanuel Mayonnade dans une période de remobilisation.
Plus une série s’étire, plus elle se rapproche de sa fin. C’est presque une loi immuable du sport. Metz Handball n’avait plus mordu la poussière en championnat depuis le 17 janvier 2024 et un revers d’un souffle à domicile face… au BBH (22-23), sur un dernier penalty manqué par Kristina Jorgensen. Près de deux ans plus tard, 728 jours pour être précis, l’équipe d’Emmanuel Mayonnade a de nouveau chuté face au même adversaire, le seul capable, sur la scène nationale, de boxer réellement dans la même catégorie. Dans une Arena en fusion (4 292 spectateurs) et une ambiance électrique, les Dragonnes n’ont pas su rebondir quatre jours après leur défaite face à Györ (24-27). La rencontre, d’une intensité folle, s’est jouée sur un incessant chassé-croisé. Mais, comme face au double champion d’Europe, les partenaires de Chloé Valentini ont fini par payer leurs trop nombreuses pertes de balle, certains mauvais choix et la défense hyper rugueuse de la bande de Raphaëlle Tervel qui ne domine pas sa poule de Ligue des champions devant Odense et FTC par l’opération du Saint-Esprit.
Pourtant, il y avait sans doute la place pour faire mieux. Après un début de match compliqué (5-2, 11’), Metz Handball parvenait à inverser la tendance grâce à l’inspiration de sa meilleure joueuse du jour, Petra Vamos (5 buts en première période), puis prenait même deux longueurs d’avance sur un but de Lucie Granier (7-9, 18’). Mais Brest virait finalement en tête à la pause, porté par sa Tsarine Anna Vyakhireva (13-12, 30’). La seconde période ne se raconte pas, elle se vit. Les Dragonnes vont constamment courir après le score (23-20, 49’) sans jamais parvenir à revenir à hauteur des Rebelles, malgré un nouveau match de très haut niveau de Johanna Bundsen (18 arrêts sur 43 tirs) et quelques banderilles de Suzanne Wajoka. La faute à Anna Vyakhireva chirurgicale (10 buts sur 12 tentatives), à Annika Lott ultra efficace (5 sur 6), mais surtout… à Camille Depuiset. Avec 22 arrêts et 49 % de réussite, la Dijonnaise de 27 ans a fait basculer la rencontre dans le money-time (26-21, 57’) et littéralement écoeuré les Messines, notamment Lucie Granier (3/9), Léna Grandveau (2/7) ou Tyra Axner (2/7).
Retour le 25 avril
Metz Handball n’a pas perdu le titre dans le Finistère (27-23, 60′), mais se retrouve désormais en ballottage défavorable. Il faudra sans doute combler un handicap de quatre buts le 25 avril prochain lors du match retour, à moins d’un improbable faux-pas brestois d’ici-là. Le club de Thierry Weizman en est capable. Il y a deux saisons, il avait déjà su renverser la situation après cette défaite donc initiale à domicile, avant de s’imposer 19-24 à l’extérieur. Un score qui suffirait cette fois encore à son bonheur pour se parer d’une nouvelle couronne nationale.
L’histoire va-t-elle se répéter ? C’est tout ce que l’on espère pour des Dragonnes qui devront d’abord se remettre la tête à l’endroit après ces deux défaites consécutives et renouer avec la victoire face à Storhamar, ce samedi 17 janvier aux Arènes (18h). Histoire, aussi, d’entamer une nouvelle série.
Arnaud Demmerlé
Les statistiques :
Les gardiennes : Johanna Bundsen (18 arrêts sur 43 tirs) et Sabrina Novotna (1/1)
Les joueuses : Chloé Valentini (2/3), Tyra Axnér (2/7), Suzanne Wajoka (3/4), Anna Albek (1/1), A nne-Emmanuelle Augustine (0/0), Xenia Smits (0/1), Betchaïdelle Ngombele (0/0), Sarah Bouktit (3/6), Lucie Granier (3/9), Léna Grandveau (2/7), Petra Vamos (6/9) et Lylou Borg (1/2).
Le staff : Emmanuel Mayonnade et Ekaterina Andryushina

