Mission accomplie. Emmené par Léna Grandveau, euphorique, Metz Handball a décroché la victoire qu’il lui fallait sur le terrain du Borussia Dortmund (24-33) pour verrouiller sa deuxième place de la phase de poules de la Ligue des champions. Le club de Thierry Weizman se qualifie pour la dixième saison de suite en quarts de finale. Une régularité exceptionnelle au plus haut niveau continental.

L’occasion était belle, trop belle pour la laisser filer. Contrairement à Éric Perrot et Lou Jeanmonnot, les stars françaises du biathlon, très attendues sur la poursuite olympique, Metz Handball a tiré dans le mille et fait mouche en Allemagne, ce dimanche 15 février. Malgré la pression du résultat, après la victoire de la veille de Team Esbjerg face à Györ (33-28), l’équipe d’Emmanuel Mayonnade n’a pas tremblé et a signé la victoire qui lui manquait face au Borussia Dortmund pour composter son billet pour les quarts de finale de la Ligue des champions pour la dixième saison de suite. Seuls le CSM Bucarest et Györ ont fait mieux.

Le club de Thierry Weizman n’est définitivement plus ce second couteau qui se satisfait d’une qualification pour la deuxième phase de poules, comme dans la formule précédente. Il est bien un géant européen qui peut regarder n’importe quel adversaire dans les yeux et rêver grand d’un nouveau Final Four, voire mieux.

Dortmund a chèrement vendu sa peau

Comme lors des deux précédents matchs, face aux Roumaines de Gloria Bistrita (29-26), puis à Toulon (34-26), Metz Handball n’a ni affiché son meilleur visage ni roulé sur son adversaire. Il a même souffert pendant près de cinquante minutes avant que Dortmund ne craque dans le money-time et ne s’incline finalement de neuf buts. Un écart important qui ne reflète absolument pas la physionomie de la rencontre. Les Allemandes, emmenées par Kelly Vollebregt (6 buts) et Dana Bleckmann (5 buts à 100 % de réussite), n’ont pas démérité et ont longtemps bousculé les Dragonnes, pourtant parfaitement entrées dans la partie grâce à un trio composé de Léna Grandveau, Sarah Bouktit et Manon Errard, deux buts chacune lors des dix premières minutes (2-7, 10ème). Le BVB est même revenu sur les talons des Messines (12-13, 24e), mais les partenaires de Chloé Valentini ont trouvé les ressources physiques et mentales pour rentrer aux vestiaires avec une avance plus conséquente (12-15, 30ème).

Metz Handball a ensuite joué à se faire peur, perdant trop de ballons ou butant sur la gardienne Sarah Wachter (8 arrêts). Logiquement, Dortmund s’est mis à y croire (20-20, 41ème), mais l’équipe d’Emmanuel Mayonnade a gardé les nerfs solides et résisté à la furia allemande. Elle a pu compter sur le bon passage dans les buts de Sabrina Novotna (5 arrêts sur 9 tirs), la vista d’Anna Albek (5 buts à 100 % de réussite) et sur Léna Grandveau, actuellement en pleine bourre (8 buts), dans la continuité de son bon match en milieu de semaine contre Toulon. Les Dragonnes ont plié, mais n’ont pas rompu et ont finalement fait sauter la banque, avec, cerise sur le gâteau, le premier but à ce niveau de la jeune Nélya Goval (24-33, 60ème).

Metz Handball va pouvoir préparer la réception de Team Esbjerg, le dimanche 22 février (14h), avec plus de sérénité et commencer à jeter un œil sur son potentiel adversaire en quarts de finale : le vainqueur du barrage entre le sixième de sa poule (Dortmund) et le troisième de l’autre (probablement Odense ou le CSM Bucarest). Pour ce qui sera une nouvelle occasion de retrouver le MVM Dôme de Budapest, théâtre du prestigieux Final Four.

Arnaud Demmerlé 

Highlights

Les statistiques :

Les gardiennes : Johanna Bundsen (3 parades sur 23 tirs), Novotna (5/9).

Les joueuses : Anna Albek (5/5), Sarah Bouktit (5/7), Chloé Valentini (4/5), Léna Grandveau (8/10), Tyra Axnér (3/5), Manon Errard (3/6), Betchaïdelle Ngombele (2/4), Lylou Borg (2/2), Petra Vamos (0/2), Nélya Goval (1/1), Anne-Emmanuelle Augustine (0/1), Xenia Smits (0-0), Lucie Granier (0-0).

Le staff : Emmanuel Mayonnade et Ekaterina Andryushina.