Une avalanche de buts pour une première démonstration à la maison en 2026. Metz Handball a facilement dominé le Dijon de Clément Alcacar (43-30), ce mercredi 7 janvier, en Ligue Butagaz Énergie. Les Dragonnes conservent leur première place au classement et peuvent se tourner vers Györ, le double champion champion d’Europe en titre hongrois, pour le « big match » de la Ligue des Champions.
L’heure n’est pas aux soldes à Metz Handball. Le club de Thierry Weizman continue de marcher sur ses adversaires, impuissants et contraints de payer plein tarif face au leader de Ligue Butagaz Énerge. Après Strasbourg (23-37) pour la première de l’année, c’est Dijon – qui restait pourtant sur un très beau succès à Besançon, dans un derby toujours sulfureux (26-28) – qui n’a rien pu faire face à l’outrageante domination de l’équipe d’Emmanuel Mayonnade.
Puissance collective
En confiance après sa victoire du week-end, la formation dirigée par Clément Alcacer se montre d’abord sans complexe et regarde droit dans les yeux son prestigieux hôte. Les buts s’enchaînent et les gardiennes ne font que constater les dégâts. La capitaine Nadia Offendal ne tremble pas sur penalty face à Johanna Bundsen dans un duel 100% scandinave (4-5, 7’). Lucie Granier permet à Metz Handball de prendre pour la première fois l’avantage après dix minutes de jeu (7-6, 10’). Suzanne Wajoka, sur l’autre aile, n’est pas en reste et fait vrombir les Arènes sur une roucoulette inversée spectaculaire (8-6, 11’).
Les Dragonnes ont trouvé la bonne carburation et enchaînent alors un 4-0, obligeant l’ex-homme fort du centre de formation messin à prendre un temps mort (10-6, 13’). Sans succès. Sarah Bouktit se met au diapason et Lucie Granier (5 buts en première mi-temps à 100%) poursuit son récital avant que Maureen Gayet ne stoppe l’hémorragie (13-7, 15’). L’occasion ensuite pour Chloé Valentini d’effectuer son grand retour devant son public. Chaudement applaudie à son entrée en jeu (19’), l’ailière gauche ne tarde pas à faire parler la poudre, sur son premier ballon (18-9, 21’). Le score continue d’enfler inéluctablement pour des Messines, irrésistibles et qui rentrent aux vestiaires avec une avance déjà abyssale (22-12, 30’).
Sarak Bouktit dans le mille
Le deuxième acte est à sens unique. Metz Handball ne lâche pas sa proie, s’appuyant notamment sur ses ailières et à sa capitaine Sarah Bouktit, auteure d’un lob d’anthologie sur penalty (28-15, 37’). Dans ses cages, Johanna Bundsen multiplie les arabesques et les parades (14 arrêts au total) pour écoeurer Dijon, qui parvient néanmoins à réduire l’écart sous l’impulsion de Claire Vautier ou Lilou Pintat, future Dragonne (30-19, 42’). Déjà en verve à Strasbourg, Tyra Axnér confirme, elle, sa bonne forme du moment (34-22, 48’) alors que Sarah Bouktit en profite pour inscrire son millième but sous le maillot messin (35-23, 49’) et termine, comme un symbole, meilleure buteuse de la rencontre avec 9 réalisations.
Rentrées pour le dernier quart d’heure, Lylou Borg, Anna Albek, Chloé Valentini et Sabrina Novotna dans les buts participent à la fête et à la nouvelle victoire de Metz Handball (43-30, 60’) qui de déplacera à Brest – vainqueur dans le même temps à Plan-de-Cuques (22-39) – pour le sommet de la LFH. Mais avant ça, il y a le choc tant attendu en Ligue des Champions face à Györ, ce samedi 10 janvier (16h). Avec la ferme ambition de prendre sa revanche sur le match aller et d’envoyer un message à l’Europe. Vivement samedi !
Arnaud Demmerlé
Les statistiques :
Les gardiennes : Johanna Bundsen (14 arrêts sur 36 tirs) et Sabrina Novotna (2 arrêts sur 10 tirs)
Les joueuses : Chloé Valentini (5/5), Tyra Axnér (7/8), Suzanne Wajoka (5/7), Anna Albek (2/4), Anne-Emmanuelle Augustine (3/4), Xenia Smits (0/0), Betchaïdele Ngombele (0/0), Sarah Bouktit (9/11), Lucie Granier (8/12), Léna Grandveau (2/2), Petra Vamos (1/1) et Lylou Borg (1/1).
Le staff : Emmanuel Mayonnade et Ekaterina Andryushina

