Déjà battu au match aller (31-27), Metz Handball a de nouveau subi la loi de Györ Audi ETO KC (24-27), ce samedi 10 janvier, lors de la phase de poules de la Ligue des champions. Les Dragonnes ont cédé dans les dix dernières minutes. Elles restent toutefois solidement installées à la deuxième place du classement, derrière l’ogre hongrois.

Il y a des sommets qui tiennent toutes leurs promesses. Celui entre Metz Handball et Györ Audi ETO KC en fait partie. Les Dragonnes n’ont clairement pas démérité et ont regardé les championnes d’Europe droit dans les yeux pendant soixante minutes, mais la pièce est finalement tombée du côté hongrois.

Betchaïdelle Ngombele sonne la révolte

Dans une ambiance incandescente, les deux équipes se livrent d’entrée à un duel sans merci. Léna Grandveau inscrit les deux premiers buts messins, tandis que Bo van Wetering se montre injouable avec quatre réalisations en moins de dix minutes pour Györ (6-6, 10’). Bruna de Paula ravive les souvenirs des Arènes avec une contre-attaque express dont elle a le secret, alors que Lucie Granier trouve la faille sur son aile droite (7-7, 12’). Les gardiennes sont sans solution en ce début de rencontre et les buts pleuvent des deux côtés. Mais le double champion d’Europe en titre prend l’ascendant grâce à une défense parfois à la limite de l’acceptable et s’offre même trois longueurs d’avance sur un missile longue distance de Kristine Breistøl (8-11, 17’). Malgré toute sa bonne volonté, Sarah Bouktit peine à s’extraire de l’étau, tandis qu’Hatadou Sako commence son récital (8-13, 19’).

Malmenées et bousculées comme rarement à domicile cette saison, les Messines se rebiffent alors et infligent un impressionnant 5-0. La révolte est incarnée par Betchaïdelle Ngombele, auteure de deux buts consécutifs. Suzanne Wajoka, entrée en jeu à la place de Chloé Valentini, puis Sarah Bouktit, à deux reprises, ramènent les Dragonnes à hauteur des Hongroises, sanctionnées par une triple infériorité numérique (13-13, 24’). La fin de la première période est épique, intense, et marquée par une expulsion définitive côté Györ (28’), celle de Kelly Dulfer. Le ballon brûle les mains, les buts se font rares, et les deux formations regagnent les vestiaires dos à dos (14-14, 30’).

Györ Audi ETO KC fait la différence dans le money-time

La seconde période est irrespirable, le bras de fer somptueux. Veronica Kristiansen prend le jeu à son compte et accélère à la moindre opportunité. En difficulté jusque-là, la pépite Dione Housheer sort de sa torpeur avec trois buts en sept minutes (17-19, 37’). Györ repasse devant au tableau d’affichage, mais Lylou Borg se montre impériale face à la pression en transformant deux jets de sept mètres. Metz Handball prend même l’avantage sur un coup de canon de Betchaïdelle Ngombele (20-19, 40’). Les Arènes sont en fusion, mais la formation hongroise ne lâche rien et répondu tac-au tac (21-21, 47’).

Les dix dernières minutes sont d’abord insoutenables. Johanna Bundsen multiplie les exploits dans ses cages (18 arrêts au total), mais le tenant du titre n’est pas l’épouvantail de la compétition pour rien. Györ reprend deux buts d’avance grâce à Csenge Fodor (22-24, 53’). Lylou Borg manque ensuite son penalty après l’exclusion temporaire de Kristina Jørgensen. Cette fois, Metz Handball ne reviendra pas et doit rendre les armes au terme d’un combat d’une rare intensité (24-27, 60’).

Cette première défaite de la saison aux Arènes devra être rapidement digérée. Les Dragonnes, toujours deuxièmes de leur poule de Ligue des champions, doivent désormais se tourner vers un autre choc : celui face à Brest en Ligue Butagaz Énergie, ce mercredi 14 janvier (20 h). Le meilleur moyen de passer à autre chose malgré une déception légitime.

Arnaud Demmerlé

Conférence de presse

Les statistiques 

Les gardiennes : Johanna Bundsen (18 arrêts sur 45 tirs) et Sabrina Novotna (0/0)

Les joueuses : Chloé Valentini (0/1), Tyra Axnér (3/4), Suzanne Wajoka (3/7), Anna Albek (0/0), Anne-Emmanuelle Augustine (0/0), Xenia Smits (0/0), Betchaïdelle Ngombele (3/7), Sarah Bouktit (6/9), Lucie Granier (3/7), Léna Grandveau (2/3), Petra Vamos (2/5), Lylou Borg (2/3), Clémence Castets (0/0). 

Le staff : Emmanuel Mayonnade et Ekaterina Andryushina