Malgré la répétition des efforts et l’importance du déplacement de dimanche à Dortmund en Ligue des Champions (14h), Metz Handball a dominé Toulon, ce mercredi 11 février, lors de la 15ème journée de Ligue Butagaz Énergie. Une nouvelle victoire qui a toutefois mis du temps à se dessiner et n’a pas été aussi simple que le score final pourrait le laisser penser (34-26).

Même à l’approche du 14 février, jour de la Saint-Valentin, Metz Handball n’a pas vraiment fait dans le romantisme, préférant une déclaration d’autorité devant son public des Arènes. Partenaire valeureux mais un peu trop tendre d’un soir, Toulon en a logiquement fait les frais, même si les Varoises ont joué avec cœur et ont longtemps résisté avant de craquer dans le money-time. 

Toulon fait de la résistance

Quatre jours après son succès en Ligue des Champions face à Gloria Bistrita (29-26), Metz Handball a mis du temps à entrer dans son match et n’a d’abord pas été à la fête. L’équipe d’Emmanuel Mayonnade a commis plusieurs approximations, confondant parfois vitesse et précipitation sur des relances (trop) rapides. Elle a également buté sur Kristy Zimmermann, la gardienne néerlandaise de Toulon, et a été sanctionnée par des exclusions temporaires préjudiciables (Xenia Smits et Chloé Valentini). En face, Toulon, pourtant battu à domicile par Sambre Avesnois lors de la précédente journée de LFH (22-25), a montré un tout autre visage et a sorti ses habits de gala.

Malgré trois buts de retard (7-4, 10e), le club varois ne s’est jamais affolé. Il a joué crânement sa chance, a pris confiance et est même passé devant sur une contre-attaque conclue par la Danoise Sofia Deen (13-14, 20e). Louise Cavanie s’est illustrée dans l’exercice du jet de 7 mètres, tandis que la Norvégienne Mari Finstad Bergum n’est pas la cinquième meilleure scoreuse de Ligue Butagaz Énergie par l’opération du Saint-Esprit (4 buts en première mi-temps, 9 au total). Les entrées en jeu de Sabrina Novotna et de Léna Grandveau ont fait du bien aux Dragonnes, qui sont finalement rentrées aux vestiaires avec trois longueurs d’avance, grâce à une ultime réalisation de Lylou Borg sur penalty (20-17, 30e).

La sucrerie signée Sarah Bouktit

Toujours sans complexe, Toulon est revenu regarder Metz Handball droit dans les yeux en s’appuyant sur ses arrières scandinaves : Bergum et Deen. Mais les partenaires de Petra Vamos ont fini par hausser le ton, sous l’impulsion d’une Léna Grandveau toujours aussi percutante lorsqu’elle accélère (26-21, 38e). La vice-championne olympique termine même meilleure buteuse de son équipe (6). Logiquement émoussées, les Varoises ont alors perdu en intensité défensive et peiné à trouver la faille face à Sabrina Novotna. Juste avant de céder sa place à Anne-Emmanuelle Augustine pour le dernier quart d’heure, Sarah Bouktit s’est offert une roucoulette d’anthologie, un geste rare à ce poste, pour faire chavirer les Arènes (29-21, 45e). Une inspiration dont elle a le secret.

Dans le même temps, Brest Bretagne Handball s’est aussi montré moins démonstratif qu’à l’accoutumée face à Dijon (31-25). De son côté, Metz Handball a assuré l’essentiel en signant une quatorzième victoire cette saison en LFH. Dans une saison aussi énergivore, rythmée par l’enchaînement des rencontres, la manière ne peut pas toujours être parfaite. Les Dragonnes ont néanmoins terminé avec une avance conséquente de huit buts (34-26, 60ème). Place désormais à la Ligue des Champions et à ce déplacement à Dortmund, qui pourrait leur permettre de verrouiller définitivement la deuxième place du groupe et ainsi de se qualifier directement pour les quarts de finale.

Arnaud Demmerlé

 

Les statistiques :

Les gardiennes : Johanna Bundsen (1 arrêt sur 12 tirs) et Sabrina Novotna (5 arrêts sur 19 tirs).

Les joueuses : Chloé Valentini (5/6), Nelya Goval (0/0), Tyra Axnér (3/7), Anne-Emmanuelle Augustine (2/2), Xenia Smits (0/0), Betchaïdelle Ngombele (0/0), Sarah Bouktit (5/9), Lucie Granier (3/4), Léna Grandveau (6/10), Petra Vamos (4/7), Lylou Borg (5/6) et Manon Errard (1/1). 

Le staff : Emmanuel Mayonnade et Ekaterina Andryushina