Metz Handball se déplace en Allemagne pour y affronter le BVB Dortmund, ce dimanche 15 février (14h), lors de la treizième journée de la phase de poules de la Ligue des Champions. Une occasion en or pour les Dragonnes de verrouiller pour de bon leur deuxième place et de se qualifier directement pour les quarts de finale.

Tous les matchs comptent et il ne faut pas dire l’inverse à Emmanuel Mayonnade. Mais il y a ceux qui peuvent faire basculer une saison européenne. Ce dimanche après-midi, dans la fournaise jaune et noire de la Ruhr, Metz Handball joue beaucoup plus qu’une rencontre de phase de poules chez le Borussia Dortmund. Les Dragonnes ont une balle de qualification directe. Une vraie. Gagner, et le billet pour les quarts de finale de la Ligue des Champions est composté dès dimanche, à deux journées de l’épilogue de ce feuilleton européen.

Deuxième derrière Györ, Metz Handball peut verrouiller sa place et éviter le piège ultime : une finale sous pression face à Team Esbjerg lors de la dernière journée. Autrement dit, transformer le 22 février prochain  en formalité plutôt qu’en quitte ou double. Dans une compétition où tout se joue sur les détails, ce raccourci vers les quarts vaut de l’or.

Léna Grandveau, le retour en forme

Les Messines débarquent en Allemagne avec deux victoires dans les soutes, mais pas avec leur domination habituelle. Face à Gloria Bistrita (29-26), le 7 février dernier, elles ont géré sans contrôler. Contre Toulon Métropole Var Handball, ce mercredi en Ligue Butagaz Énergie (34-26), elles l’ont emporté sans vraiment briller. Metz Handball gagne toujours, c’est l’essentiel et c’est la base d’une grande équipe. Mais la mécanique, d’ordinaire implacable, grince légèrement. Les montées de balle sont moins tranchantes, la défense parfois moins étouffante. Rien d’alarmant dans une saison si longue, mais suffisamment visible pour rappeler qu’un déplacement européen en Ligue des Champions n’a rien d’une partie de plaisir. Heureusement, certaines courbes remontent. Léna Grandveau, élue meilleure joueuse mercredi, retrouve vitesse et percussion. Et Lucie Granier reste l’une des armes fatales sur grand espace. Au match aller, le 13 septembre, le duo avait dynamité Dortmund (38-29).

Dortmund n’a pas le choix

Mais la Ruhr n’offre jamais de soirées tranquilles. Sixième du groupe, Dortmund joue sa survie européenne. Derrière, Storhamar reste à portée et une défaite replongerait les Allemandes dans la zone dangereuse. Privé depuis l’automne du bras canon d’Alicia Langer, le BVB s’appuie sur d’autres repères. La Française Déborah Lassource effectue une très belle saison. Et l’ex-Messine Alina Grijssels porte l’attaque avec 50 buts dans la compétition. Surtout, Dortmund possède une salle compacte, bruyante, presque oppressante. Là-bas, les matches deviennent physiques, émotionnels, parfois irrationnels. Metz Handball a néanmoins largement les moyens de ne pas tomber dans le traquenard allemande et s’éviter un huitième déguisé dans une semaine. Une victoire, et les Dragonnes poinçonnent leur billet pour les quarts. Gestion d’effectif, sérénité, la préparation serait idéale pour la suite, notamment à quelques jours du quart de finale de Coupe de France face à Brest.

Les Dragonnes ont une première balle de match pour les quarts de finale. À elles de ne pas trembler et de conclure façon Carlos Alcaraz ou plutôt Quentin Fillon-Maillet et Julia Simon, les stars du moment, les champions olympiques de biathlon qui se disputent actuellement à Milan-Cortina.

Arnaud Demmerlé