Metz Handball a refermé sa deuxième séquence de la saison par une nouvelle victoire face au HSG Blomberg-Lippe (32-22). Accrochées pendant une demi-heure, les Dragonnes ont ensuite haussé le ton pour faire plier les championnes d’Allemagne. Toujours invaincues, elles confortent leur première place dans la poule B de la Ligue des Champions avant de passer à la trêve internationale.
Le champion d’Europe n’a visiblement aucune envie de redescendre de son nuage. Depuis le début de la saison, Metz Handball avance à un rythme que personne, ou presque, ne parvient à suivre. Solidement installé en tête de la Ligue Butagaz Énergie, avec deux victoires d’avance sur une meute de cinq poursuivants (Besançon, Brest, Dijon, Saint-Amand et Chambray), le club de Thierry Weizman domine également sa poule de Ligue des Champions, à l’approche de la mi-parcours. À égalité de points avec Györ, vainqueur dans le même temps à Odense (31-32), les Dragonnes continuent de faire la course en tête avant de recevoir les Danoises, le 8 novembre prochain aux Arènes (16 h). En attendant ce rendez-vous d’un tout autre calibre, les joueuses d’Emmanuel Mayonnade ont fait respecter la hiérarchie face au HSG Blomberg-Lippe. Un champion d’Allemagne encore novice à ce niveau, lanterne rouge de la poule avec un compteur toujours bloqué à zéro et une défense qui encaissait jusqu’alors 31 buts par rencontre en moyenne.
Chloé Valentini et Lucie Granier, les ailes déployées
Giflées une semaine plus tôt par Odense (18-35), les Allemandes n’avaient aucune intention de tendre l’autre joue. Et pendant une demi-heure, les protégées de Steffen Birkner ont eu le mérite de bousculer les certitudes messines. Portées par la Suissesse Nuria Bucher, l’Islandaise Diana Magnusdottir et les Allemandes Farelle Alicia Njinkeu et Nieke Kühne, leur principale arme offensive, elles ont longtemps regardé le champion d’Europe dans les yeux.
Metz Handball s’en remettait, de son côté, à ses ailes pour entretenir la cadence. Chloé Valentini et Lucie Granier, toujours aussi précieuses dans leur registre, inscrivaient à elles seules huit des treize premiers buts messins, quatre chacune (13-10, 20ème). Dans ses cages, Sabrina Novotna apportait également son écot. Mais les Allemandes s’accrochaient, refusaient de céder et finissaient même par revenir à hauteur, à la surprise générale (13-13, 27ème). Il fallait alors deux éclairs de Suzanne Wajoka, tout juste sortie du banc, pour redonner un peu d’air aux Dragonnes, rentrées aux vestiaires avec trois longueurs d’avance (16-13, 30ème).
Lylou Borg prend ses responsabilités
Le passage aux vestiaires portait visiblement ses fruits. Plus agressives en défense, plus tranchantes dans leurs intentions, les Messines revenaient avec un tout autre visage. Sabrina Novotna fermait davantage la boutique (11 arrêts sur 31 tirs au total), tandis que Lylou Borg prenait les commandes. La jeune demi-centre, qui confirme semaine après semaine son excellent mois d’octobre, assumait ses responsabilités pour terminer meilleure buteuse messine (6 réalisations). En quelques minutes, l’écart avait doublé (21-15, 37ème). Blomberg-Lippe avait beau s’accrocher, les espaces se refermaient et les solutions se raréfiaient face à une défense devenue autrement plus hermétique (24-18, 44ème).
La partie avait définitivement changé de physionomie. Emmanuel Mayonnade pouvait ouvrir son banc et multiplier les rotations sans que la maîtrise messine en souffre. Betchaïdelle Ngombele décrochait l’un de ces coups de canon dont elle a le secret (27-20, 52ème), avant de s’offrir deux autres réalisations dans les dix dernières minutes. Léna Grandveau, ajoutait, elle, une touche de fantaisie avec une passe cachée aussi spectaculaire qu’inspirée pour Lyndie Tchaptchet Defo (28-20, 54ème). Même Maëlle Landriau, entrée dans les cages pour les six dernières minutes, participait à la fête en repoussant un penalty pour trois arrêts sur cinq tirs.
Metz Handball a assuré l’essentiel. Une accélération au retour des vestiaires, une défense retrouvée et suffisamment de talent pour faire la différence auront suffi à repousser les Allemandes à dix longueurs (32-22, 60ème). Une victoire avec sérieux. Le champion d’Europe peut partir en trêve l’esprit tranquille et toujours sur son nuage…
Arnaud Demmerlé
Statistiques :
Les gardiennes : Sabrina Novotna (11 arrêts sur 31 tirs) et Maëlle Landriau (3/4)
Les joueuses : Chloé Valentini (4/4), Suzanne Wajoka (3/4), Yvana Atangana (0/0), Kristina Jorgensen (4/6), Lilou Pintat (1/2), Laura Schneider (0/0), Betchaïdelle Ngombele (3/5), Lyndie Tchaptchet Defo (2/2), Lucie Granier (4/6), Léna Grandveau 3(/7), Petra Vamos (/), Lylou Borg (6/8), Manon Errard (1/1).
Le staff : Emmanuel Mayonnade et Ekaterina Andryushina,

