Après la trêve internationale, Metz Handball a repris ses bonnes habitudes en dominant largement la JDA Dijon (38-25), ce samedi 31 octobre, dans le choc des champions d’Europe. Toujours aussi souveraines, les Dragonnes confortent leur première place en Ligue Butagaz Énergie avant deux nouveaux rendez-vous à domicile, face à Chambray, mercredi 5 novembre (20h), puis Odense en Ligue des Champions, dimanche 8 novembre (16h).
La logique a été respectée entre les vainqueurs de la Ligue des Champions et de la Ligue européenne. Et Metz Handball n’a pas eu besoin de se faire peur, même un soir d’Halloween, pour venir à bout de la JDA Dijon. Privé d’Anna Albek, mais aussi de Lylou Borg et Manon Errard, toutes deux blessées sous le maillot de l’équipe de France durant la trêve internationale, le club de Thierry Weizman a fait parler sa supériorité, sa force collective et la profondeur de son banc. Un succès sans discussion dans le remake de la dernière finale de la Coupe de France (33-21).
Jørgensen et Granier creusent l’écart
Après une entame tambour battant (3-0, 3ème), Metz Handball voyait la JDA Dijon recoller rapidement (3-3, 6ème). Un simple contretemps. Sous l’impulsion de Kristina Jørgensen, auteure de cinq réalisations en onze minutes, dont un lob plein de sang-froid sur penalty, les Messines reprenaient aussitôt leurs distances (8-4, 11ème). L’équipe d’Emmanuel Mayonnade haussait le ton en défense et les Bourguignonnes perdaient peu à peu leurs repères, avec seulement deux petits buts inscrits en treize minutes. Sur son aile droite, Lucie Granier faisait des misères à la défense dijonnaise, alliant vitesse et précision dans le dernier geste (5 buts en première mi-temps). Dans ses cages, Sabrina Novotna sortait le grand jeu. De quoi contraindre Clément Alcacer, l’entraîneur bourguignon, à poser son premier temps mort (12-5, 16ème).
Le recadrage portait ses fruits. Emmenées par Stine Lønborg, les Dijonnaises retrouvaient des couleurs et grignotaient une partie de leur retard (13-9, 22ème). Cette fois, c’était au tour d’Emmanuel Mayonnade de hausser le ton. Ses joueuses recevaient le message cinq sur cinq. Léna Grandveau et Petra Vámos trouvaient des brèches dans la défense adverse, Laura Schneider frappait deux fois coup sur coup et Suzanne Wajoka enfonçait le clou. À la pause, les Dragonnes avaient déjà fait une bonne partie du travail (21-14, 30ème).
Castets et Navarro participent à la fête
Les derniers espoirs dijonnais ne résistaient pas longtemps au retour des vestiaires. Lyndie Tchaptchet Defo, parfaitement servie par Petra Vámos, puis les inévitables Lucie Granier (élue MVP) et Léna Grandveau, sur penalty, se chargeaient de tuer définitivement le suspense (26-16, 38ème). Metz Handball déroulait son handball et Petra Vámos s’offrait même un petit plaisir avec un missile expédié à plus de neuf mètres dans la lucarne de Léna Ivancok (27-16, 42ème).
Avec une telle avance, Emmanuel Mayonnade pouvait tranquillement faire tourner son effectif. Suzanne Wajoka se régalait sur son aile gauche, tandis que Clémence Castets, appelée à pallier l’absence de Manon Errard, retrouvait le groupe professionnel. La jeune gardienne brésilienne Manuella Antunes Navarro, 20 piges, avait même droit aux onze dernières minutes de la rencontre (32-19, 50ème). Suffisant pour s’offrir un arrêt et participer, elle aussi, à la fête. Laura Schneider se chargeait de terminer le travail pour sceller une victoire nette et sans bavure (38-25, 60ème).
Ni la deuxième trêve internationale de la saison ni les blessures de Lylou Borg et Manon Errard n’ont donc réussi à enrayer la belle mécanique messine. Toujours solidement installées dans le fauteuil de leader de la Ligue Butagaz Énergie, les Dragonnes vont désormais enchaîner deux nouveaux rendez-vous aux Arènes, face à Chambray en championnat, puis Odense en Ligue des Champions. Pour l’instant, les Messines continuent d’avancer. Même pas peur !
Arnaud Demmerlé
Arnaud Demmerlé
Statistiques :
Les gardiennes : Sabrina Novotna (9/27) et Manuella Antunes Navarro (1/8)
Les joueuses : Chloé Valentini (3/4), Suzanne Wajoka (4/4), Yvana Atangana (1/3), Kristina Jorgensen (6/9), Lilou Pintat (1/1), Laura Schneider (5/5), Betchaïdelle Ngombele (2/2), Lyndie Tchapchet Defo (1/1), Lucie Granier (6/6), Léna Grandveau (5/8), Petra Vamos (4/7), Clémence Castets (0/1).
Le staff : Emmanuel Mayonnade et Ekaterina Andryushina

