La trêve internationale n’a rien cassé. Elle a simplement marqué une pause dans l’élan. Ce dimanche, Metz Handball a renoué avec la compétition par une victoire relativement tranquille face à Chambray (30-26), lors de la 17ème journée de Ligue Butagaz Énergie. Les Dragonnes restent à la deuxième place, juste derrière les Rebelles de Brest.

Saison après saison, le paysage reste le même. Deux locomotives roulent en tête : Metz Handball et Brest Bretagne Handball. Derrière, les autres s’accrochent au wagon, mais la vitesse est souvent trop élevée. Chambray en a encore fait l’expérience. Déjà largement dominées à l’aller en septembre (40-24), les Tourangelles ont une nouvelle fois subi la maîtrise de l’équipe d’Emmanuel Mayonnade. Celle-ci n’a pas été le rouleur compresseur habituel, restant en mode reprise après la trêve internationale.

Chambray s’accroche

Privé de Xenia Smits, dans l’attente d’un heureux événement, et de Grâce Zaadi pour assurer l’intérim, Metz Handball n’a pourtant pas tardé à prendre les commandes. Un penalty de Sarah Bouktit, implacable dans l’exercice, permettait aux Dragonnes de passer devant (4-3, 6e). Mais Chambray n’était pas venu en Moselle pour faire de la figuration. Les visiteuses trouvaient des solutions dans les derniers instants de leurs attaques placées et restaient accrochées aux épaules messines (7-6, 12e). La pivot Maëlle Faynel menait la révolte, avec déjà quatre buts inscrits en moins d’un quart d’heure.

Il fallait un nouveau jet de sept mètres de Sarah Bouktit pour voir Metz Handball respirer un peu (11-8, 19e). À ce moment-là, Emmanuel Mayonnade lançait la rotation : Suzanne Wajoka, Manon Errard et Anna Albek entraient en jeu, remplaçant respectivement Chloé Valentini, Lucie Granier et Léna Grandveau. La mécanique se grippait alors brièvement. Metz Handball ne trouvait le chemin du but qu’une seule fois en sept minutes (12-9, 26e). Seule Lylou Borg, également entrée en jeu, parvenait à tromper la vigilance de la gardienne néerlandaise de Chambray, Rinka Duijndam. Sans être bousculées, les Messines regagnaient tout de même les vestiaires avec trois longueurs d’avance (14-11, 30e), avec déjà l’impression d’avoir le match sous contrôle.

Sarah Bouktit, évidemment

Au retour des vestiaires, Metz Handball dissipait rapidement les derniers doutes. Les Dragonnes remettaient du rythme, de l’intensité défensive et un peu plus de précision dans leurs attaques. Le match changeait alors de tempo. En quelques minutes, l’écart se creusait (18-13, 38e). Les ballons récupérés permettaient d’accélérer les transitions et Chambray se retrouvait à courir derrière le score. Les Mosellanes retrouvaient de la fluidité, tandis que les Tourangelles perdaient peu à peu leur fil. Une nouvelle fois meilleure buteuse de la rencontre, Sarah Bouktit continuait de faire parler sa puissance, tandis que le collectif messin montait progressivement en régime. L’avance, jusque-là contenue autour de trois buts, prenait une autre dimension au fil des séquences (21-14, 41e). Camille Comte et Chambray tentaient bien de réagir, notamment par Carin Strömberg ou Lucie Modenel (24-19, 46e), mais les solutions devenaient de plus en plus rares face à une défense messine compacte et disciplinée.

Le match glissait alors doucement vers une fin maîtrisée. Metz Handball gérait son avance avec sérieux, sans précipitation, tout en continuant d’imposer son rythme. Impériale dans ses cages (16 arrêts), Johanna Bundsen offrait même l’un des derniers frissons au public des Arènes avec un but d’anthologie (27-20, 51e). Au lendemain de la victoire du BBH à Toulon (30-35), Metz Handball a parfaitement réagi (30-26, 60e) et lancé de la meilleure des manières ce mois de mars. Prochaine étape : un déplacement à Sambre Avesnois, dès mercredi à 19h.

Arnaud Demmerle

Les statistiques :

Les gardiennes : Johanna Bundsen (16 arrêts sur 40 tirs et 1 but sur 1 tir) et Sabrina Novotna (0/1)

Les joueuses : Chloé Valentini (3/3), Tyra Axnér (1/3), Suzanne Wajoka (2/4), Anna Albek (1/2), Anne-Emmanuelle Augustine (1/2), Betchaïdelle Ngombele (3/6), Sarah Bouktit (7/11), Lucie Granier (2/2), Léna Grandveau (1/1), Petra Vamos (4/6), Lylou Borg (2/3), Manon Errard (1/2).

Le staff : Emmanuel Mayonnade et Ekaterina Andryushina