À peine le temps de savourer l’exploit européen que le quotidien reprend ses droits. Metz Handball retrouve le championnat, ce mercredi 29 avril (19h30), avec un déplacement à Dijon, pour le compte de la 20ème journée de Ligue Butagaz Énergie. Une parenthèse bourguignonne loin d’être anodine, coincée entre la lumière du Final Four de Ligue des Champions et le choc brûlant de dimanche face à Brest.

Difficile de redescendre après une telle soirée. Samedi dernier, Metz Handball a écrit une nouvelle page majuscule de son histoire en validant son billet pour la troisième fois d’affilée pour le Final Four de la Ligue des Champions grâce à un bras-de-fer épique remporté face au FTC-Rail Cargo Hungaria (31-28). Une performance exceptionnelle, un exploit collectif, et cette sensation persistante d’évoluer encore dans une forme d’euphorie.

Les Dragonnes avancent sur leur petit nuage, bercées par cette qualification qui les propulse parmi les quatre meilleures équipes d’Europe. Elles savent désormais qu’elles retrouveront le CSM Bucarest, le 6 juin prochain, en demi-finale au MVM Dôme de Budapest. Mais à peine l’exploit célébré, il faut déjà se tourner vers les échéances immédiates.

Replonger immédiatement dans la bataille du titre

Car si l’Europe fait rêver, le championnat impose ses lois. Et cette semaine s’annonce décisive. Deux matches en quelques jours, avec en ligne de mire un choc monumental dimanche prochain face au grand rival brestois. Leader actuel, le BBH a l’avantage comptable… et psychologique après sa victoire à l’aller (27-23). Un écart de quatre buts que les Messines devront impérativement combler pour reprendre la main dans la course au titre. Autrement dit : le duel de dimanche aura des allures de finale avant l’heure.

Mais avant cela, les Dragonnes doivent négocier ce déplacement en Bourgogne. Un rendez-vous qui servira aussi d’avant-goût à la finale de la Coupe de France, puisque les deux équipes se retrouveront le 24 mai prochain à l’Accor Arena de Paris. Dans cette séquence charnière, Metz Handball n’a pas le droit au faux pas. D’autant plus que Brest bénéficie d’un calendrier allégé après avoir avancé son match contre Saint-Amand. Les Bretonnes ont ainsi tout le loisir de préparer leur déplacement en Moselle. Les Dragonnes, elles, devront composer avec l’enchaînement.

Dijon, un adversaire solide

En face, Dijon reste une équipe à prendre très au sérieux. Dirigée par Clément Alcacer, ancien entraîneur de la réserve et du centre de formation messin, la formation bourguignonne demeure une valeur sûre du championnat, même si elle est moins flamboyante que la saison passée. Avec une 7ème place au classement et un bilan de 11 victoires pour 9 défaites, les Bourguignonnes restent solidement installées dans la première partie de tableau.

Et leur saison ne se limite pas à la scène nationale. Elles disputeront également le Final Four d’European League, la deuxième Coupe d’Europe, organisé à Dijon. Un signe supplémentaire de leur stabilité au plus haut niveau. Au match aller, Metz Handball avait frappé fort aux Arènes, pour son premier match de 2026  (43-30). Une soirée marquée par le 1000ème but de Sarah Bouktit sous le maillot messin. La pivot avait inscrit 9 réalisations, tandis que Lucie Granier (8 buts) et Tyra Axnér (7 buts) avaient également tiré leur épingle du jeu.

Un trio offensif qui impose le respect

S’il faudra gérer l’enchaînement des matches, Metz Handball devra surtout contenir les principales armes dijonnaises. Le trio offensif composé de Stine Longborg, Nina Dury et Lilou Pintat concentre une large part du danger bourguignon. La première, la demi-centre danoise, occupe le 17ème rang des meilleures buteuses de Ligue Butagaz Energie avec 79 buts. Un de plus que la deuxième, la jeune ailière gauche française de 22 ans. Déjà référence à son poste, la troisième, l’internationale française aura à cœur de se montrer face à Sarah Bouktit… et face à son futur club.

L’heure est donc au basculement. Metz Handball doit ranger, pour quelques semaines, ses rêves européens dans un coin de la tête. L’objectif est clair : tourner la page de la Ligue des champions, ne rien céder à Dijon et s’imposer sans trop entamer les réserves. Car dimanche, face à Brest, se jouera un duel entre deux qualifiés pour le Final Four de Budapest, mais surtout les deux prétendants à la couronne nationale. Mais chaque chose en son temps, place déjà à la bataille de Bourgogne.

Arnaud Demmerlé