Metz Handball termine à la quatrième place du Final 4. Ce dimanche, les Dragonnes perdent d’un but (30-31) face aux Norvégiennes de Vipers Kristiansand. La fin d’une aventure européenne qui reste exceptionnelle et historique.
METZ-VIPERS KRISTIANSAND : 30-31
Ligue des Champions, Final 4, Match pour la troisième place
12 mai 2019, Papp Laszlo Budapest
Arbitres : Maike Merz et Tanja Schilha (Allemagne)
Mi-temps : 16-15
METZ HANDBALL : Gardiennes : Glauser, Kapitanovic – Joueuses de champ : Edwige (2/2), Gautschi, Zaadi (5/7), Flippes (3/7), N’Gouan (5/6), Nocandy (0/1), Houette (3/4), Levsha (2/3), Kanor O (0/1), Zych, Smits (5/7), Maubon (2/4), Niombla (3/4), Di Rocco
Exclusions :
Entraîneur : Emmanuel Mayonnade
VIPERS KRISTIANSAND : Gardiennes : Fagerheim, Lunde – Joueuses de champ : Olsen, Arntzen (4/5), Refsnes, Aune (4/5), Morais, Kristensen (5/5), Jonassen, Waade (2/4), Sulland (10/12), Wibe, Kristiansen (0/4), Tomac (/), Reistad (1/2), Naes Andersen
Exclusions : Kristensen (8e), Waade (8e), Tomac (16e), Kristensen (27e)
Entraîneur : Ole Gustav Gjekstad
A l’ombre d’un podium, il est courant de lever les yeux vers les trois concurrents qui sont montés sur le module. Les yeux des Dragonnes, ils se révèlent un tantinet humides de dimanche. Car il faut bien admettre que pour le premier Final 4 de l’histoire du handball féminin français, Metz Handball ambitionnait de faire un mieux. Battues en demi-finale par Rostov (25-27), les protégées du président Weizman ont chuté en match de classement ce dimanche contre Vipers Kristiansand. Une défaite d’un but (30-31) alors que le collectif jaune et bleu a compté jusqu’à trois buts d’avance vingt minutes avant la fin (23-20). Oui mais voilà face à une Linn Jorum Sulland impériale et des Norvégiennes plus réalistes, Metz a cédé. « Je pense qu’à ce niveau-là ça se joue à des petits détails. On n’a pas su faire passer ces petits détails de notre côté ce dimanche » résume froidement Laura Glauser.
Les deux équipes se sont pourtant longuement rendus les coups pour un match de classement que les deux camps comptaient remporter. Une symétrie presque malheureuse même, quand Katrine Lunde devait quitter la salle après un choc avec Béatrice Edwige (15e) et quand Manon Houette devait sortir en boitant à la suite d’un appui visiblement mal maîtrisé. Sauf qu’à la fin, dans une salle hongroise curieusement acquise à la cause des Norvégiennes, le club battu par Györ la veille s’est montré plein de sang froid quand Metz Handball se révélait plus imprécis. « On a simplement fait preuve de trop d’instabilités techniques, on a perdu trop de duels dans tous les compartiments du jeu » analyse le coach Manu Mayonnade avant de se montrer plus optimiste. « On reviendra l’année prochaine, on ne peut que faire mieux ».
Et puis, même s’il est tentant de regarder ce fichu podium avec les yeux mouillés, Metz peut aussi affronter son reflet. Ce reflet, il est celui d’un club parti de très loin et désormais invité à la table des quatre meilleures équipes du monde. « Je n’ai certainement pas assez de recul par rapport à ce qu’on vient de vivre, et demain matin peut être que je me dirais que c’était génial d’y être et de faire ce qu’on a fait. Là, je ressens surtout la frustration de ne pas avoir été cherché une médaille, une troisième place, quelque chose d’honorifique qui nous aurait permis de continuer à écrire notre histoire ». Cette histoire, Metz la rend plus belle année après année. « Disons que ce Final4, c’est peut-être une petite faute d’orthographe dans notre bouquin » conclut Manu Mayonnade. Qu’importe la faute d’orthographe tant le reflet, lui, reste magnifique.
Rémi Alezine

Photo : Cedosa