Le Raiffeisein Bank EHF FINAL4 de la Ligue des Champions s’ouvre ce week-end au MVM Dôme de Budapest. Metz Handball, présent pour la cinquième fois de son histoire, rêve enfin de franchir le cap des demi-finales face au CSM Bucarest, ce samedi 6 juin (15h) et de s’ouvrir en grand les portes de sa deuxième finale européenne, la première dans la reine des compétitions continentales. On y croît.
Le jour J est arrivé. Le grand rendez-vous européen de cette fin de saison, celui que tout un club, toute une ville et tout un public attendent depuis plusieurs semaines. Pour Metz Handball, cet EHF FINAL4 représente les deux derniers matchs de la saison, les deux ultimes occasions de graver cette campagne 2025-2026 dans le marbre de l’histoire. Il y a un an presque jour pour jour, les Dragonnes débarquaient dans la capitale hongroise auréolées d’un parcours immaculé. Elles étaient Invaincues toutes compétitions confondues, presque favorites autoproclamées. Et puis Budapest avait joué son rôle de cimetière des espoirs messins : deux défaites, deux coups de massue, le rêve envolé une nouvelle fois.
Cette saison est encore une nouvelle fois exceptionnelle. Mais cette fois, les Messines ne débarquent pas au MVM Dôme avec un bilan vierge : deux revers face à Győr en phase de poules de cette Ligue des Champions, une autre en championnat contre Brest et même un titre de champion de France qui n’a pas été conservé. Mais en sport, rien n’est écrit d’avance. Les certitudes de l’an passé n’ont pas suffi. Les failles de cette année ne préjugent de rien. Tout est possible, dans un sens comme de l’autre.
Apprendre de ses erreurs
Metz Handball dispute l’EHF FINAL4 de la Ligue des Champions pour la cinquième fois de son histoire, la cinquième depuis la première participation en 2019 et la troisième consécutive. À chaque fois, le club présidé par Thierry Weizman s’est heurté à l’obstacle des demi-finales : 25-27 contre Rostov en 2019, 27-33 face à Vipers Kristiansand en 2022, 29-36 contre Bietigheim en 2024 et 29-31 face à Odense la saison dernière.
Si méticuleux dans l’approche de cet événement, Emmanuel Mayonnade semble avoir tiré les enseignements du passé. Le technicien a fait tourner son effectif ces dernières semaines afin de préserver les organismes et maintenir la fraîcheur physique comme mentale. L’équipe affiche, surtout, une homogénéité rare dans tous les secteurs de jeu. Les individualités semblent aussi à leur paroxysme. À commencer par Johanna Bundsen, véritable muraille suédoise, capable de réaliser des performances hors normes qui font basculer les plus grandes rencontres. La gardienne de 35 ans pourrait bien être ce facteur X qui a parfois manqué aux Messines dans cette compétition. Sur son aile, Chloé Valentini a retrouvé son meilleur niveau après sa pause maternité. Sa dextérité, sa vitesse et son efficacité font toujours d’elle l’une des références mondiales à son poste. Sarah Bouktit souhaite elle, conclure son aventure messine en apothéose avant de rejoindre la Hongrie. La pivot est en mission et mettra toute son énergie au service du collectif. Trois joueuses au sommet de leur art, parmi les meilleures du monde à leur poste, qui peuvent faire la différence.
Le CSM Bucarest, un adversaire à ne pas sous-estimer
Comme Bietigheim en 2024, comme Odense il y a un an, le CSM Bucarest arrive presque sur la pointe des pieds à Budapest. Un statut d’outsider qui ne trompe personne. Le club roumain n’est pas novice en la matière. Champion d’Europe en 2016, pour le seul titre continental de son histoire, puis troisième en 2017 et 2018, le CSM connaît les codes de l’événement. Mais il n’avait plus goûté à pareille fête depuis une éternité, à l’échelle d’un tel club. Son début de saison avait été laborieux, même très poussif. Et puis tout a basculé avec l’arrivée de Bojana Popović sur le banc, venue remplacer Adrian Vasile en cours d’exercice. Depuis, le CSM a changé de dimension. Deuxième de son groupe de Ligue des Champions derrière Brest mais devant Odense, FTC et Ikast, il a impressionné en quarts de finale face à la formation d’Esbjerg d’Henny Reistad : défaite 26-25 au Danemark puis démonstration 37-27 au retour.
L’armada roumaine peut compter sur Elizabeth Omoregie, poison absolu et l’une des meilleures gâchettes de la compétition. Les Monténégrines Tatjana Brnović et Djurdjina Jaučković apportent leur expérience, leur puissance et leur grinta, parfois même à la limite de l’acceptable. Cette dernière, l’ex-Brestoise, est revenue à un niveau exceptionnel après plusieurs saisons gâchées par les pépins physiques. Attention également à la Danoise Emma Friis, toujours virevoltante sur son aile, capable d’enflammer un match en quelques actions. Et les Dragonnes croiseront des visages familiers : Valeriia Maslova et Anne Mette Hansen, deux ex-Messines qui connaissent parfaitement les rouages du club lorrain. Dans les cages, la Brésilienne Gabriela Moreschi, la future gardienne messine, aura forcément envie de briller, même si son temps de jeu risque d’être limité.
Cette équipe roumaine est très agressive et met beaucoup d’intensité dans son jeu. Un profil d’adversaire qui a parfois mis Metz Handball en difficulté par le passé. Tout est en tout cas possible, tout est permis pour ce Final Four et cette demi-finale face au CSM. Permis de rêver, permis d’y croire, permis de briser enfin ce plafond de verre qui résiste depuis sept ans. Tous Dragonnes !
Arnaud Demmerlé
LES ARBITRES & OFFICIELS
Cette demi-finale sera dirigée par les arbitres danois Hansen et Madsen.
COMMENT SUIVRE LE MATCH ?
- En direct sur Eurosport et https://play.hbomax.com/
- Diffusion aux Frigos.
- Live score EHF
- Live texte sur le site du Républicain Lorrain
Programme :
- Samedi 6 juin — Demi-finales
-15h00 : Metz Handball – CSM Bucarest
-18h00 : Brest Bretagne Handball – Győr Audi ETO KC - Dimanche 7 juin — Finales
-15h00 : Petite finale (match pour la 3e place)
-18h00 : Grande finale

