Elles sont phénoménales ! Les Dragonnes de Metz Handball disputeront ce dimanche à 18h la deuxième finale européenne de l’histoire du club présidé par Thierry Weizman, la première dans la prestigieuse Ligue des Champions. Au MVM Dôme de Budapest, les joueuses d’Emmanuel Mayonnade ont enfin brisé le plafond de verre du Final Four en dominant avec autorité le CSM Bucarest (32-27). Une performance majuscule qui ouvre les portes d’un rendez-vous historique face à Györ, le double champion d’Europe en titre. 

La cinquième tentative aura donc été la bonne. Après quatre participations au Final Four conclues par autant de désillusions en demi-finale, les Messines ont vaincu leurs démons avec éclat. Parfaitement préparées, rigoureuses et portées par une confiance inébranlable, les joueuses d’Emmanuel Mayonnade ont livré une prestation de très haut niveau. Aucun jet de 7 mètres manqué, une efficacité offensive remarquable et un plan de jeu appliqué à la perfection : Metz Handball a signé une copie presque parfaite pour s’offrir une place en finale.

Metz Handball impose sa loi

Comme souvent dans les grands rendez-vous, les premières minutes sont marquées par la tension. Le ballon semble brûler les mains, les défenses prennent le dessus et les gardiennes se mettent rapidement en évidence. Johanna Bundsen côté messin et Evelina Eriksson pour le CSM multiplient les arrêts dans une entame fermée. Il faut attendre la 9ème minute pour voir Metz Handball prendre les commandes grâce à l’inévitable Sarah Bouktit (4-3). Face aux tentatives d’Elizabeth Omoregie et de Valeriia Maslova, les Dragonnes répondent avec maîtrise, emmenées notamment par une Tyra Axnér particulièrement inspirée. Au fil des minutes, Johanna Bundsen monte en puissance et commence son récital. Conseillée par Vincent Gérard, la gardienne suédoise écœure progressivement les tireuses roumaines. Entrée en jeu sans complexe, Lylou Borg trouve la lucarne sur l’un de ses premiers ballons avant que Chloé Valentini ne permette à Metz de creuser un premier écart (9-6, 19ème). Le temps mort demandé par Bojana Popovic ne change rien à la dynamique. Plus agressives, plus justes et plus déterminées, les Messines exploitent chaque erreur adverse. Bucarest peine à trouver des solutions, tandis qu’Elizabeth Omoregie traverse une première période compliquée (2/7 au tir). Metz Handball déroule et rejoint les vestiaires avec un avantage mérité (17-13, 30ème).

Bundsen ferme la boutique

Cette fois, Metz Handball ne laissera pas filer son rêve. Contrairement aux demi-finales perdues face à Bietigheim en 2024 et Odense en 2025, les Dragonnes restent pleinement maîtresses de leur sujet après la pause. Le CSM tente bien de revenir, mais ne parvient jamais à réellement menacer les Messines (20-17, 36e). Malgré les consignes de Bojana Popovic, les tentatives lointaines de Valeriia Maslova et l’engagement physique de Djurdjina Jaukovic, Bucarest se heurte à une équipe messine tout simplement supérieure. Solides défensivement, disciplinées tactiquement et redoutablement efficaces dans les moments clés, les Dragonnes contrôlent leur avance jusqu’au coup de sifflet final (31-27, 60ème). Elles peuvent compter sur une jeunesse éclatante incarnée par Lylou Borg et Tyra Axnér, mais aussi sur des cadres au rendez-vous. Chloé Valentini se montre clinique sur son aile, Sarah Bouktit fait preuve d’un sang-froid exemplaire sur les jets de 7 mètres et, surtout, Johanna Bundsen signe une prestation exceptionnelle. Infranchissable dans sa cage (17 arrêts), la gardienne suédoise réalise un match monumental et inscrit même trois buts.

Cette fois, Budapest aura une saveur différente. Pour la première fois de son histoire, Metz Handball disputera la grande finale de la Ligue des Champions. Celle dont rêvent le président Thierry Weizman, le club tout entier et la marée jaune qui accompagne les Dragonnes à travers l’Europe.
Dimanche, il n’y aura pas de petite finale à jouer. Il y aura un titre suprême à conquérir. Un rendez-vous avec l’histoire. Et peut-être, au bout du rêve, un jour de gloire.

Arnaud Demmerlé

Statistiques :
Gardiennes : Johanna Bundsen (17/42 et 3 buts en 3 tentatives) et Sabrina Novotna
Joueuses : Chloé Valentini (7/8), Tyra Axnér (3/7), Suzanne Wajoka (0/0), Anna Albek (3/6), Anne-Emmanuelle Augustine (0/0), Laura Schneider (0/0), Betchaïdelle Ngombele (0/1), Sarah Bouktit (8/8), Lucie Granier (3/3), Léna Grandveau (2/4), Petra Vamos (0/2), Grâce Zaadi (1/1), Lylou Borg (3/4), Manon Errard (0/0).
Staff : Emmanuel Mayonnade et Ekaterina Andryushina