Au cœur des grandes campagnes européennes, il y a toujours un moment charnière. Celui où l’on cesse de regarder le chemin parcouru pour ne penser qu’au pas suivant. Metz Handball est à une marche d’un grand bonheur et d’un nouveau EHF FINAL4 en Ligue des Champions. Avec son collectif bien huilé et ses individualités de premier plan, l’équipe d’Emmanuel Mayonnade a besoin d’une victoire en quart de finale retour face à l’expérimentée formation de FTC-Rail Cargo Hungaria, ce samedi 25 avril aux Arènes (18h), pour y parvenir. Allez, on y croit !
On y est. Enfin. Après des mois d’efforts, de voyages, de combats et de victoires, l’instant de vérité se dresse devant Metz Handball. Ce samedi 25 avril, les Dragonnes jouent bien plus qu’un match retour de quart de finale de Ligue des champions face au FTC-Rail Cargo Hungaria : elles jouent une place parmi les quatre meilleures équipes du continent, dans cet EHF FINAL4 du MVM Dôme de Budapest, devenu au fil des saisons la grande messe du handball féminin européen.
L’enjeu est immense. Sportivement, évidemment. Une qualification propulserait Metz Handball vers un cinquième Final Four de son histoire, la cinquième participation depuis la première en 2019. Une performance qui confirmerait la régularité d’une structure désormais installée parmi les références du continent. Ce serait aussi une troisième qualification consécutive, preuve éclatante que l’équipe d’Emmanuel Mayonnade a changé de dimension. Sur le plan économique, l’enjeu n’est pas anecdotique : plus de 100 000 euros promis à l’équipe qualifiée, une manne précieuse pour la structure présidée par Thierry Weizman. À ce niveau, l’Europe nourrit autant les ambitions sportives que les équilibres financiers. Cette saison, Metz Handball a mérité d’être là. Son parcours européen est d’une densité remarquable : 12 victoires, 1 nul, 2 défaites. Une campagne maîtrisée, exigeante, brillante. Rien n’a été offert. Tout a été construit.
Un premier acte accroché
Le match aller, disputé en Hongrie, a confirmé ce que tout le monde imaginait : cette double confrontation se jouera dans la tension et l’engagement. Face à des Hongroises agressives, rugueuses et prêtes à imposer un défi physique constant, les Dragonnes ont répondu avec sang-froid. Elles ont absorbé les temps faibles, tenu le cap et auraient même pu s’imposer sans cette égalisation d’Emily Vogel au buzzer (31-31). Un nul un tantinet frustrant, mais loin d’être un mauvais résultat. La balle est désormais au centre. Un match sec, une salle acquise à leur cause, une qualification à aller chercher. Avec, en toile de fond, la possibilité de prendre une revanche intime sur le cauchemar de 2023, déjà à ce stade de la compétition et déjà face au même adversaire. Cette fois, Metz Handball veut écrire un autre scénario, avec un happy-end au générique. Léna Grandveau l’a parfaitement résumé : « On doit gagner, qu’importe la manière. ».
Et pour cela, les Dragonnes auront besoin de leur huitième femme. Les Arènes ne seront pas un décor, elles devront être une arme. Le public messin a souvent été un supplément d’âme, un accélérateur d’énergie, un rempart invisible, comme lors du récent quart de finale de Coupe de France face au Brest Bretagne Handball. « Je ne peux pas imaginer que ce ne soit pas une force. On l’a vécu cette année lors de ce match, en passant de moins 5 à plus 4 », rappelle Emmanuel Mayonnade. Ce samedi, il devra faire encore plus fort : être un souffle continu, une clameur, une pression permanente sur l’adversaire. L’ambiance promet d’être incandescente, à la hauteur de l’événement. Dans ce type de rendez-vous, chaque arrêt, chaque montée de balle, chaque duel peut être amplifié par une salle entière.
Metz a des atouts
Metz Handball possède les armes pour imposer son rythme. D’abord dans les cages, avec Johanna Bundsen. La Suédoise a confirmé tout le bien que l’on pensait d’elle, à savoir l’une des meilleures gardiennes de la planète. Ses arrêts comptent, mais son influence va bien au-delà. Elle rassure, stabilise et transcende son bloc défensif. Au point d’avoir fait oublier Cléopâtre Darleux, pourtant immense référence la saison passée. Le jeu rapide reste une marque de fabrique. Sur les ailes, Chloé Valentini et Suzanne Wajoka à gauche, Lucie Granier et Manon Errard à droite, courent plus vite que leur ombre. Dès qu’un ballon traîne, elles partent. Dès qu’un espace s’ouvre, elles punissent. Leur vitesse est une identité forte. Anna Albek, remarquable à l’aller, sera encore attendue dans les moments clés. Léna Grandveau, toujours aussi juste, demeure précieuse dans l’organisation comme dans le repli. Et puis il y a Sarah Bouktit. Une boule de feu au poste de pivot. Une joueuse qui régale, qui use les défenses, qui finit tout ou presque, souvent meilleure buteuse, avec ce sang-froid rare jusque sur jet de 7 mètres. Petra Vámos et Tyra Axnér auront également une carte à jouer après une première manche plus discrète. La demi-centre hongroise voudra peser davantage face à ses compatriotes. La Suédoise, elle, sait combien sa percussion peut déstabiliser une défense compacte.
L’expérience hongroise comme menace permanente
Mais Ferencváros ne se déplacera pas en victime. Son parcours extérieur cette saison en témoigne : succès à Odense, Ikast ou encore sur le terrain de Krim Mercator. Seules Brest et le CSM Bucarest ont réussi à le faire tomber. Dans les cages, Blanka Böde-Bíró a brillé à l’aller. Laura Glauser, de retour aux Arènes, voudra elle aussi marquer les esprits après un premier acte en demi-teinte. Autour d’elles, l’effectif regorge d’expérience et de talent : Angela Malestein, redoutable dans les moments chauds ; Emily Vogel, souvent à son avantage contre Metz Handball ; Katrin Klujber, valeur sûre du collectif hongrois. Petra Simon, époustouflante contre Dortmund en barrage, a été plus discrète à l’aller avec seulement trois buts. Son influence pourrait être tout autre samedi. FTC sait se sublimer dans les matches couperets. Cette culture du duel à élimination directe en fait un adversaire particulièrement dangereux. Mais Metz Handball aussi connaît ces sommets. Et une seule défaite à domicile cette saison, face à Györ, rappelle combien les Arènes sont difficiles à conquérir.
Ce samedi, il ne sera plus question de projections. Seulement d’un soir où tout devra s’aligner : les arrêts de Bundsen, la vitesse des ailes, la lucidité de Grandveau, la puissance de Bouktit, et la ferveur d’un peuple. Parce que le très haut niveau se résume souvent à cela : un instant suspendu où le talent rencontre le courage, où la pression devient énergie, et où, dans le vacarme d’une salle pleine, un club tente d’arracher à la nuit sa part de lumière. Pour continuer à écrire un peu plus son extraordinaire histoire.
Arnaud Demmerlé
Conférence de presse d’avant-match
METZ HANDBALL – FTC RAIL CARGO HUNGARIA
Quart de finale retour de Ligue des Champions
Samedi 25 avril – 18h00
Les Arènes de Metz
LES ARBITRES & OFFICIELS
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