Trois journées de championnat, deux matches de Ligue des Champions et autant de victoires : Metz Handball avance à pleine vitesse depuis le début de saison. Ce mercredi (20 h), les Dragonnes retrouvent la Ligue Butagaz Énergie avec un déplacement à Toulon.

Il faut déjà apprendre à vivre avec ce rythme. Celui d’une saison où les matchs s’enchaînent, où les kilomètres défilent et où chaque rendez-vous réclame une nouvelle dose d’énergie. Depuis la reprise, Metz Handball ne connaît quasiment pas de temps mort. Et encore moins de ralentissement. Trois journées de Ligue Butagaz Énergie, deux sorties de Ligue des champions : cinq matches pour cinq victoires et, surtout, une impression de puissance qui ne se dément pas. Les Dragonnes ont cartonné en championnat avec des démonstrations à Paris 92 (21-46), contre Plan-de-Cuques (31-22) et Nice (41-19). Et sur la scène continentale, Storhamar n’a pas davantage résisté (23-32).

Et dimanche, Gloria Bistrita n’a rien pu faire face à l’armad d’Emmanuel Mayonnade. Le quart de finaliste roumain de la précédente campagne a quitté les Arènes avec quatorze buts de retard (40-26). Une démonstration qui rappelle celle infligée, la saison dernière, à Team Esbjerg sur le même score. Le champion d’Europe continue d’envoyer des messages à la concurrence.

Le temps de jeu, une autre arme

Mais pas question de s’arrêter en si bon chemin. Le calendrier impose déjà de remettre le bleu de chauffe. Quatre jours après cette grande après-midi européenne, direction le Var pour une quatrième journée de championnat qui réclame autant de concentration que les précédentes. Ce rendez-vous peut aussi permettre à Emmanuel Mayonnade de poursuivre la gestion de son groupe. Face à Nice, Anna Albek n’avait pas été inscrite sur la feuille de match tandis que Lucie Granier, Chloé Valentini et Léna Grandveau étaient restées sur le banc. Une gestion nécessaire dans une saison où les matches vont s’empiler.

Et lorsque les opportunités se présentent, certaines les saisissent. Contre Nice, Suzanne Wajoka avait crevé l’écran. Manon Errard et Petra Vamos avaient également apporté leur pierre à l’édifice. La force d’un collectif se mesure aussi à cette capacité à maintenir le niveau lorsque les rotations s’accélèrent.

Une Rade à apprivoiser

Toulon attend de son côté encore sa première victoire. Battues par Chambray (26-22) puis par Stella Saint-Maur (27-29), les Varoises ont décroché leur premier point à Paris 92 (32-32). Un bilan qui ne dit pas tout d’un effectif intéressant, renforcé notamment par trois anciennes Dragonnes. Daphnée Gautschi, Nélya Goval et Laura Kanor seront ainsi sur la route des Messines. Des retrouvailles forcément particulières, mais aussi l’occasion pour Toulon de montrer un autre visage devant son public. Metz Handball, lui, n’a qu’une idée en tête : poursuivre sa route. Après les grands rendez-vous européens, les grandes équipes savent aussi gagner les matches du quotidien. Ce mercredi, il faudra encore le prouver.

Arnaud Demmerlé