Metz Handball retrouvera Bercy le 24 mai prochain. L’équipe d’Emmanuel Mayonnade a facilement disposé de Paris 92 en demi-finale de la Coupe de France (41-23), ce samedi 4 avril au complexe Saint-Symphorien.
Les joueuses de Metz Handball pourront savourer leur œuf de Pâques avec gourmandise et le sentiment du devoir accompli. Elles n’ont pas posé de lapin à Bercy, qu’elles retrouveront le 24 mai prochain pour tenter de décrocher la quatorzième Coupe de France de l’histoire du club présidé par Thierry Weizman, et la cinquième consécutive. Lauréates de leurs grandes rivales brestoises en quarts de finale (37-35), elles n’ont pas tremblé, ce samedi 4 avril, pour composter leur billet pour la grande finale aux dépens de Paris 92.
Tyra Axnér fait parler la poudre, entrée gagnante de Lucie Granier
Dans un complexe Saint-Symphorien chaud bouillant et plein comme un œuf, Metz Handball a rapidement pris la mesure d’un adversaire qu’il avait déjà croqué à deux reprises en Ligue Butagaz Énergie (35-22 et 24-36). Portées par les arabesques de Johanna Bundsen, sous les yeux de Vincent Gérard, les Dragonnes ont fait étalage de leur puissance collective et offensive. Sarah Bouktit a, comme toujours, abattu un travail énorme au cœur de la défense parisienne, tandis que Tyra Axnér a fait parler son bras et sa capacité à dégainer à plus de neuf mètres (11-7, 18ème). Paris 92 n’a pas abdiqué sous l’impulsion de Mathilde Plotton, en mode exécution sur jets de sept mètres.
Le turnover d’Emmanuel Mayonnade a rapidement porté ses fruits : Lucie Granier, Chloé Valentini, Lylou Borg, Betchaïdelle Ngombele et Anne-Emmanuelle Augustine se sont mises au diapason, notamment l’ailière droite, auteure de quatre buts en douze minutes. Elles ont permis aux Messines de creuser l’écart et de regagner les vestiaires avec un avantage conséquent (19-11, 30ème).
Une démonstration collective
Metz Handball a rapidement tué le suspense au retour des vestiaires. Sabrina Novotna a parfaitement pris le relais de Johanna Bundsen, tandis que Sarah Bouktit, meilleure buteuse de la rencontre (10 buts sur 11 tentatives), a sorti toute sa panoplie pour faire trembler les filets parisiens : praline dans la lucarne, penalty ou roucoulette d’anthologie. Chloé Valentini et Lucie Granier se sont, elles, régalées sur les ailes (22-12, 33ème) et y ont ajouté une bonne dose de panache. La capitaine messine a même fait se soulever le complexe Saint-Symphorien sur un kung-fu spectaculaire, sur une passe de quarterback de sa gardienne (27-14, 38ème), avant d’en faire de même pour Sarah Bouktit, pour une belle « passe de l’amitié » (31-16, 43ème). La suite ? Un long calvaire pour Paris 92, dépassé de tous les côtés et une démonstration de tous les instants pour des Dragonnes, impitoyables et irrésistibles. De quoi faire rugir le public messin, ivre de bonheur (41-23, 60ème).
Avec cette finale de Coupe de France dans la poche, Metz Handball peut plus que jamais rêver d’un triplé inédit. Mais les choses sérieuses commenceront après la prochaine trêve internationale, avec ce quart de finale tant attendu de Ligue des champions face à Ferencváros. De quoi mettre l’eau à la bouche, presque autant que l’idée de déguster quelques œufs en chocolat en ce dimanche de Pâques.
Arnaud Demmerlé
Statistiques :
Les gardiennes : Johanna Bundsen (11 arrêts sur 22 tirs) et Sabrina Novotna (9 arrêts sur 21 tirs)
Les joueuses : Chloé Valentini (3/3), Tyra Axnér (5/6), Suzanne Wajoka (2/2), Anne-Emmanuelle Augustine (1/1), Betchaïdelle Ngombele (4/5), Sarah Bouktit (10/11), Lucie Granier (5/5), Léna Grandveau (1/1), Petra Vamos (3/5), Grâce Zaadi (3/3) et Manon Errard (3/4).
Le staff : Emmanuel Mayonnade et Ekaterina Andryushina

