Pour la grande première de la saison à domicile, Metz Handball retrouve son public, ce mercredi 2 septembre (20h), avec une affiche déjà pleine de promesses. Entre la présentation du trophée de la Ligue des Champions, les premiers pas des nouvelles recrues aux Arènes et l’envie de confirmer un départ canon, la soirée s’annonce particulière. Face à Plan-de-Cuques, les Dragonnes veulent offrir à leur public un premier grand frisson.

Il y a des retours qui ne ressemblent à aucun autre. Celui de Metz Handball aux Arènes porte forcément une saveur particulière. Quelques mois seulement après un printemps entré dans la légende, les championnes d’Europe retrouvent leur maison. Leur chaudron. Leur peuple. Et pour cette grande première, le symbole sera immense. Le trophée de la Ligue des Champions, conquis au printemps dernier lors d’un Final Four inoubliable, sera présenté aux supporters messins. Une coupe qui raconte une épopée, un sommet et, surtout, une finale encore brûlante dans toutes les mémoires face à Györ, l’ogre hongrois tombé de son piédestal. Cette fois, l’histoire ne se racontera pas seulement sur un écran : elle sera là, aux Arènes, sous les yeux de ceux qui ont vibré, espéré et finalement célébré.

Un parfum de nouveauté 

Cette soirée sera également celle des découvertes. Les supporters messins auront l’occasion de voir de près les nouveaux visages venus renforcer l’effectif messin. Les pivots Lilou Pintat et Lyndie Tchapchet Defo apporteront leur puissance et leur densité. Une autre recrue attire forcément tous les regards : Kristina Jorgensen. La « reine Kristina » est de retour en Moselle. Après son passage à Györ, la Danoise retrouve un club qu’elle connaît, une ville qui l’a adoptée et une salle où son talent avait laissé une empreinte profonde. Sa polyvalence, son expérience et sa capacité à faire basculer un match constituent autant de nouvelles armes pour Emmanuel Mayonnade. La jeunesse aura également sa place dans cette rentrée aux Arènes avec Maëlle Landriau, appelée à découvrir son nouveau public dans son rôle de deuxième gardienne derrière Sabrina Novotna. Entre héritage et renouveau, Metz Handball ouvre donc un nouveau chapitre sans jamais tourner la page de celui qui vient de s’écrire.

Déjà à pleine vitesse

Car sur le terrain, les Dragonnes n’ont pas attendu longtemps pour rappeler qu’elles avaient faim. Dès la première journée de Ligue Butagaz Energie, elles ont frappé fort. Très fort. Sur le parquet de Paris 92, Metz Handball n’a pas fait dans la dentelle et s’est imposé avec autorité sur le score de 21-46. Un message clair envoyé dès l’ouverture du championnat et la confirmation d’un collectif déjà remarquablement rodé. Emmanuel Mayonnade peut en effet s’appuyer sur une colonne vertébrale toujours aussi solide. Petra Vamos et Léna Grandveau sont là pour orchestrer, accélérer et dynamiter le jeu messin. Sur les ailes, Chloé Valentini et Lucie Granier restent deux formidables armes de jeu rapide, capables de transformer la moindre récupération en occasion de but. Et la profondeur de l’effectif ne s’arrête pas là. Laura Schneider, de retour pour de bon sur les terrains après sa pause maternité, retrouve progressivement toute sa place, tandis que Lylou Borg continue d’incarner cette jeunesse messine capable de répondre présente.

Le poil à gratter venu du Sud

En face, Plan-de-Cuques arrivera aux Arènes avec l’envie de rebondir. Surprise lors de la première journée par la JDA Bourgogne Dijon Handball, la formation provençale s’est inclinée 23-28, malgré une opposition longtemps disputée et un adversaire porté par une grande Deborah Lassource. Pour autant, il serait bien imprudent de réduire la formation dirigée par Angélique Spencer à ce premier faux pas. Au fil des saisons, celle-ci est devenue l’un des véritables poils à gratter du championnat. Une équipe capable de bousculer les hiérarchies, notamment grâce à Nele Antonissen, l’une des meilleures, sinon la meilleure gâchette de Ligue Butagaz Energie depuis plusieurs saisons.

Les Provençales pourront également compter sur leur capitaine Manon Loquay. Du haut de son 1,75 m, la pivot a montré de belles choses face à Dijon, tout comme l’arrière gauche Audrey Dembélé, formée à Metz Handball et forcément attendue au tournant dans une salle qu’elle connaît bien.

Avec une coupe à admirer, de nouveaux visages à découvrir, des championnes d’Europe à retrouver et un adversaire qui n’a jamais eu l’habitude de venir jouer les figurants, tous les ingrédients sont donc réunis pour une première grande soirée aux Arènes, une première fête à la maison.

Arnaud Demmerlé