Metz Handball dispute, ce dimanche 24 mai à l’Accor Arena de Paris (17h45), la finale de la Coupe de France. Opposées à des Dijonnaises euphorisées par leur sacre européen, les Dragonnes veulent décrocher un premier trophée avant de rêver encore plus grand. Avec, au bout, un exploit monumental : une cinquième Coupe de France consécutive.
Il y a des chiffres qui racontent tout : trois défaites seulement depuis le début de saison, toutes compétitions confondues. Une régularité monstrueuse, une domination presque étouffante. Et pourtant, malgré cette saison exceptionnelle, Metz Handball n’est toujours pas assuré de garnir son importante armoire à trophées. Cette finale de Coupe de France prend donc forcément une importance immense. Parce qu’elle peut offrir à Metz Handball un premier titre dans cet exercice 2025-2026 et, surtout, prolonger une dynastie unique dans le handball féminin français. Ce dimanche, les Dragonnes peuvent soulever une quatorzième Coupe de France et signer une cinquième victoire consécutive dans l’épreuve après les sacres de 2022, 2023, 2024 et 2025. Un exploit colossal et une trace supplémentaire laissée par le club de Thierry Weizman dans le patrimoine du sport français. Car gagner une fois est une performance, régner cinq années de suite relève de l’hégémonie.
Dijon arrive lancé par un miracle européen
Mais cette finale ne ressemble en rien à un rendez-vous tranquille pour Metz Handball. En face, Dijon débarque à Paris porté par une vague d’euphorie absolument gigantesque. Le club bourguignon vit la semaine la plus folle de son histoire. Les joueuses de Clément Alcacer avancent désormais avec cette confiance particulière des équipes qui viennent de réaliser l’impossible. Le week-end dernier, les Dijonnaises ont remporté la Ligue européenne, la C2, au terme d’un Final Four totalement irréel. Déjà renversantes en demi-finale contre les Hongroises d’Esztergom, les partenaires de Nina Dury ont ensuite écrit un scénario complètement dingue face aux Allemandes de Thüringer, tenantes du titre. Menées 5-16 à la pause, les Bourguignonnes semblaient condamnées, dépassées, éteintes. Elles ont pourtant livré une seconde période d’anthologie pour retourner la finale et s’imposer 29-25. Depuis ce miracle européen, Dijon flotte dans une autre dimension, presque en lévitation.
Et il y a forcément un symbole fort derrière cette réussite : Clément Alcacer, l’ancien entraîneur de la réserve et du centre de formation messin. Un technicien qui connaît parfaitement l’ADN des Dragonnes et qui rêve désormais de faire tomber son ancien club sur la plus grande scène nationale.
Metz Handball a la recette
Sur le papier, l’avantage reste pourtant clairement messin. Cette saison, Metz Handball a littéralement martyrisé Dijon en championnat. Le 7 janvier, les Dragonnes avaient écrasé les Bourguignonnes aux Arènes (43-30), dans une soirée marquée par le retour très attendu de Chloé Valentini après son congé maternité et le 1000ème but de Sarah Bouktit avec les Dragonnes. Plus récemment encore, le 29 avril, l’équipe d’Emmanuel Mayonnade avait infligé une véritable correction en Bourgogne (23-42). Une démonstration collective impressionnante durant laquelle Sarah Bouktit et Suzanne Wajoka avaient régné avec 9 buts chacune. Deux victoires pour deux récitals offensifs, avec à chaque fois un écart abyssal entre les deux équipes.
Mais une finale ne se joue jamais dans les statistiques et encore moins sur le papier. Metz Handball devra notamment surveiller Lilou Pintat, pivot internationale française… et future Dragonne la saison prochaine. Elle rêve évidemment d’offrir un dernier immense exploit à Dijon avant son départ. Autre danger majeur : Nina Dury qui a éclaboussé la finale européenne de sa classe avec neuf buts face à Thüringer. Quant à Manuella Dos Reis, ancienne gardienne messine, elle sort d’une prestation monumentale dans les cages bourguignonnes. Autrement dit : Dijon arrive sans pression, avec des certitudes et une confiance maximale. Le cocktail parfait pour devenir dangereux.
Paris attend la marée jaune
Mais Metz Handball sait aussi ce que représente ce rendez-vous. Un titre n’est jamais anodin. Encore moins à ce moment de la saison. Cette finale peut lancer quelque chose de beaucoup plus grand. Elle peut servir de tremplin émotionnel avant le Final Four de Ligue des Champions prévu dans deux semaines au MVM Dême de Budapest. Et les Dragonnes ne seront, comme toujours, pas seules. Ce dimanche, une immense marée jaune déferlera dans la Capitale. Des milliers de supporters messins sont attendus à l’Accor Arena pour pousser leur équipe vers un premier trophée cette saison et vers une nouvelle page de légende. Avant Budapest, Metz veut déjà régner sur Paris.
Arnaud Demmerlé
METZ HANDBALL – JDA DIJON
Finale de la Coupe de France
Dimanche 24 mai – 17h45
Accor Arena
LES ARBITRES & OFFICIELS
La finale de Coupe de France sera dirigée par les arbitres Paradis et Rolland.
COMMENT SUIVRE LE MATCH ?
- Diffusé sur HandballTV, beIN SPORTS ainsi que sur la plateforme France TV Sports.

